15 septembre 2009
[...]

J'ai longuement hésité quand au contenu de cet article. Je pourrais dire des trucs du genre "aaaaah c'est trop dur de vivre seule, je dois carrément m'occuper de la paperasse c'est ho-rri-bleuh! ToT Et en plus faut faire le ménage et faut pas mettre d'aluminium dans le micro-ondes! :o" ou encore camoufler l'inutile sous un tissus de fausses revendications : "je n'ai rien à dire donc je critique ce que je trouve à critiquer". Sauf que vivre seule ne me pose aucun problème particulier, je n'ai encore eu aucun problème majeur, et même si j'avoue que j'aime bien critiquer, et me plaindre aussi, parfois, je m'impose certaines limites : j'aime pas critiquer sans raison. (Me plaindre oui, par contre)
Je pourrais aussi faire un article engagé.
Ouais. Mais ça me fatigue d'avance. J'ai donc sagement décidé de faire ouvertement un article pour ne rien dire. Comme d'habitude, remarquez. Je le revendique haut et fort, mon blog est un ramassis de choses inutiles dont tout le monde se fout, sauf quelques visiteurs réguliers qui sont sans doute particulièrement masochistes ou qui s'ennuient profondément au point de lire les insanités produites par mon humble personne. Hum, le pire c'est que vous continuez à lire, alors que vous pourriez plutôt faire quelque chose de plus constructif, genre le ménage, ou apprendre vos cours, ou je sais pas moi, faire des courses, ou juste vous lever de cette foutue chaise de bureau qui doit être bien tassée à force de supporter le poids de vos fesses. Mais non, vous continuez de me lire. Je ne vous en blâme pas, hein, soyons honnête, vu l'énergie que me coûte la pression de mes doigts contre les touches du clavier, ça mérite bien une petite attention de 5 petites minutes. Ceci dit, vu le temps que j'ai mis avant de me décider à rédiger un nouvel article (et quel article! xD), je comprendrais que vous m'en vouliez, mais dans ce cas vous auriez sans doute arrêté de me lire avant, sauf si vous êtes dans le cas du lecteur masochiste, ou si votre ordi est en train de planter et qu'il est bloqué sur mon article, en admettant que dans le même temps vous ayez une terrible crampe qui vous empêche de vous lever, et que vous n'ayez rien d'autre à faire que me lire. Dans ce cas je compatis sincèrement.
Je vous raconte des conneries en fait, il y a aussi un autre type de lecteur qui passe sur mon blog, celui qui, sur google, a tapé des choses plus ou moins étranges, comme "comment faire chier les gens", ou avec des variantes : "comment faire chier les profs qu'on aime pas", ou "comment faire chier les étudiants" (et moi qui me plains de ne pas avoir d'imagination! au moins ça je sais faire, certains peuvent en témoigner!), "cellulite xd", "j'aime pas les gothiques", "emoticone d'excrement" (charmant...), sans compter les pervers qui viennent en masse. Ils ne restent pas longtemps ceux-là, bizarrement. Je voudrais donc rendre hommage à ces lecteurs qui doivent se sentir bien désappointés quand, après avoir allègrement espéré trouver une vidéo pornographique, l'explication de la yaourtophobie ou des vomissement d'excréments (sur ce point, je vous le dis bien : non ce n'est pas normal de vomir des excréments, plutôt que taper ça sur google allez plutôt aux urgences! Sacrebleu!), ou encore la recette miracle pour traumatiser son pire ennemi (Réfléchissez! soyez un minimum inventif, ça viendra tout seul, vous verrez!).
Concernant ma petite vie, les cours reprennent la semaine prochaine, et je n'ai toujours pas mon emploi du temps en psycho, logiquement j'aurai 19 heures de cours, plus 14 heures en lettres environ, mais j'hésite à répartir les lettres sur 2 ans, histoire d'avoir aussi le temps de bosser chez moi. Sinon, j'essaie de sortir de ma léthargie, mais je suis fatiguée, fatiguée, fatiguée... Même ma mère m'a dit que j'avais une sale mine, donc les cours ne tombent vraiment pas à pic. Si ça se trouve j'ai la grippe A. (oui c'est la mode en ce moment)
Hum je parie que les lecteurs type "fainéant" vont sauter tout de suite au dernier paragraphe, ce que je comprendrais. Pour les autres qui auront suivi jusqu'ici, merci de votre attention et à bientôt pour de nouvelles aventures!
10 août 2009
~Bouarf~

J’ignore si c’est la fatigue qui me démotive ou
si c’est l’absence de motivation qui me fatigue. Des fois je me dis qu'il me manque une case, voire plusieurs. Mon moral saute d'un extrême à l'autre, sans raison, et je suis rongée par le stress, alors que je suis en vacances. On aura tout vu. Pourtant je suis assurément moins névrosée qu'avant, beaucoup moins. J'ai pu constater avec horreur "grâce" à la balance de ma mère à quel point j'ai grossi, alors que d'habitude les vacances me font maigrir, je suis lasse, et fatiguée, tellement fatiguée... Et demain je serai en forme, et heureuse, et cynique (qu'est-ce que j'aime ça, le cynisme!), j'aurai même le courage de sortir de chez moi, et j'oublierai comment c'était aujourd'hui. Et puis ça recommencera. Parfois je me dis qu'il faudrait que je songe à régler ce problème, et tous les autres, mais je ne le fais jamais. Alors j'attends que ça passe. Vivement demain.
~~J'étais motivée pour faire un joli article tout joyeux, tout rose avec des bisounours et des petits cœurs et tout, mais je suis victime d'une chute de moral momentanée, m'en voulez pas~~

15 juillet 2009
De retour, enfin!

Je déteste le 14 juillet, les feux d'artifices, et tous les gens qui vont avec, avec leur pétards (si je tenais celui qui a inventé une ignominie pareille! Non seulement c'est dangereux, mais en plus ça fait du bruit et ça sert à rien), et les jeunes qui "font la fête". Un jeune qui fait la fête, y'a pas plus bruyant, ça crie des "youhouuuu!", "heeeyyy!", "ouuuuuuuuh!", et autres sons ridicules, en faisant pleins de gestes avec les bras, sans compter les glousseuses. Et le pire, c'est qu'ils s'en rendent pas compte, qu'ils sont ridicules. Les feux d'artifices en plein centre ville, quand on essaie de dormir, c'est insupportable! (oui, j'arrête de râler, je viens de revenir en plus, ça se fait pas!)
Comme vous voyez, j'ai de nouveau Internet! ça fait du bien de faire autre chose de ses
journées que lire, dessiner, jouer du piano, puis relire, etc. (et râler aussi)
(sans transition) Bonne nouvelle, je passe en deuxième
année de psychologie et de lettres modernes sans rattrapages. En lettres, j'aurai préféré redoubler, ça m'aurait permis de souffler un
peu l'année prochaine, en n'ayant pas toutes les matières à repasser,
d'autant que j'aurais voulu me mettre au violon et dessiner plus souvent mais bon je vais pas me
plaindre non plus, je ne peux pas tout faire, et puis c'est même plutôt rare d'avoir des notes qui
couvrent une aussi large étendue, de 1 à 19. Soit je suis pas douée et douée en même temps, soit les
correcteurs étaient très bien ou très mal disposés à mon égard, ou particulièrement agacé ou de bonne humeur en corrigeant mes copies. Enfin
en latin, là où j'ai eu 1, je m'y attendais un peu, j'avais tout oublié
et j'ai produit une traduction hautement fantaisiste parlant entre
autre de petits coquillages et de devoir de fatigue du forum. Oui, vous
avez compris, ça ne veut rien dire. Mais la prof aurait pu mettre 2,
pour l'encre utilisée, et l'effort d'improvisation, parce que c'est pas
rien, une page de conneries.
Enfin, à part ça, rien de neuf, à part des projets totalement superficiels, un changement de couleur de cheveux en perspective, et peut-être un piercing, si mon compte le permet. Je suis atteinte de fièvre acheteuse, j'espère en guérir rapidement.
10 avril 2009
Avis à la population
Je serai absente pour une durée indéterminée à partir de demain. Je déménage et n'aurai plus Internet. Remarquez, vous allez pas trop voir la différence, mais ça va quand même me manquer. Ne plus pouvoir prendre de nouvelles de Panda va être très dur, ça égayait mes journées.
Mais ça va peut-être m'obliger à lever mon gros cul plein de cellulite (petite touche glamour^^) (je viens de détruire mon image là, non?) de ma chaise de bureau et mettre le nez dehors, au moins pour les courses, parce que la compagnie de mes filles a beau être agréable, trop les fréquenter risquerait d'avoir des effets néfastes sur moi, et j'ai pas envie de retourner à l'état sauvage, manger mes crottes et pisser partout (pour ne citer que ça).
Je vais juste terminer ce post poétique par une remarque très pertinente de mon prof de piano à propos de la proximité de mon appartement avec ma fac "Ah c'est super! comme ça vous allez pouvoir aller plus souvent contempler votre fac bloquée. Poil au nez."
(Je vais être gentille, et penser aux visiteurs qui passeront par là constater mon absence avec une grande déception en admirant le magnifique design de mon blog, des heures durant, la larme à l'œil. Vous pourrez écouter un peu de musique en attendant mon retour. Le deuxième mouvement de la septième symphonie de Beethoven, qui plus est. Et oui, ma générosité n'a pas de limites.)
01 avril 2009
Récit d'une journée pourrie [ou comment faire chier les gens en racontant sa vie de façon bien longue et détaillée]

Ma fac étant bloquée, certains de mes cours ont été déplacés
dans d’autres sites de la fac. Enfin bref, j’avais donc aujourd’hui mes premiers
cours depuis des mois, un TD puis un CM de littérature française qui avaient lieu à la
fac de médecine. Chaque fois que je reste aussi longtemps sans avoir cours, j'ai l'impression de revivre ma première rentrée des classes à la maternelle, où je m'étais accrochée à un poteau en hurlant "je veux pas aller à l'écoooooole!".
J’ai rêvé toute la nuit, en boucle, que je m'éveillais trop tard et que les cours étaient déjà finis.
Ce qui devait arriver arriva. Je me suis réveillée avec une sensation d’apocalypse
imminente, je tournai craintivement la tète vers mon radio réveil, pour voir mon
pressentiment se confirmer : 8h30! J’avais dû l'éteindre en dormant, ce qui m’arrive souvent, sauf que d’habitude je me réveille
quand même à l’heure. Je pensais arriver avant la fin de mon TD en partant à
9h30, mais ça n’était vraiment pas mon jour.
J’arrivai confiante, chantant faux et à tue-tête dans ma petite voiture rutilante et ronronnante, persuadée de trouver une place de parking rapidement. Bin au bout
du huitième ou neuvième tour de quartier, je ressemblais plutôt à ces fous du
volant qui passent au feu rouge et injurient sans raison pour se défouler («P*tain
de b*rdel de m*rde! Qu’est-ce qu'il fout là cet enc***é de piéton!!!»
[bin, oui, il traversait la route, et sur un passage piéton, qui plus est!
Tsss on n’a pas idée!]) Échevelée et avec une furieuse envie de
mordre, j’ai aperçu mon dernier espoir : un panneau, contenant des mots
suffisamment simples pour que ma pauvre cervelle engourdie par la rage puisse le
décrypter : «parking souterrain de la faculté de médecine : 3
places restantes», je fis donc pour la énième fois un magnifique
demi-tour en gueulant, créant comme à mon habitude un mini embouteillage, pour expliquer
ma situation désespérée au môssieur de l’interphone, qui me dit que
oui, je pouvais entrer, qu’il y avait bien un ascenseur, et qu’il m’ouvrait la
barrière tout de suite. Je rentrai donc dans ma voiture précipitamment (ma
vitre droite ne s’ouvrant plus) et me garai en vitesse. Il me restait quinze
minutes avant le début du CM.
Sauf que, malgré ma certaine habitude des parkings souterrains sordides, celui-ci me
sembla en détenir la palme : des portes partout, mais qui
menaient toutes à des escaliers, avec ma jambe capricieuse et
mon état de fatigue général il me fallait impérativement trouver l’ascenseur. Finalement, je
trouvais une porte, qui menait à une autre, puis à une autre, et je sortis, en
pleine crise d’angoisse dû à la claustrophobie et l’absence de présence humaine
dans le parking, et j’arrivai... devant des escaliers. Sauf que de ma place, je pouvais apercevoir en haut une touffe de cheveux et un regard
ahuri, et je me dis que c’était forcément un étudiant en lettres. Je grimpai
tant bien que mal les maudits escaliers en boitillant et m’élançai à la poursuite dudit étudiant, qui
était bien en lettres (comme quoi, il y a parfois du bon à stéréotyper) Mais
il marchait vite, donc je l’ai semé discrètement quand j’ai enfin trouvé l’ascenseur.
Et là, une bande d’étudiants de ma classe s’est jeté dans l’espace exigu
du vieil ascenseur, m’ayant repérée de loin grâce à mes cheveux. Mais nous
sommes partis dans la mauvaise
direction, et on a marché, marché, marché… jusqu’à ce qu’on nous dise «euh…
vous savez que vous êtes dans le bâtiment administratif?» Nous
sommes arrivés en retard, mais moins que l’étudiant à l’air ahuri qui ne trouva
la salle que vingt minutes plus tard, avec un petit regard de reproche dans ma
direction.
Mais le cours était intéressant, la prof est sympa, je n'étais pas toute seule et j’ai vu des gens, et ça,
ça faisait loooooogtemps, ce qui m’a permis de déverser un flot de paroles
ininterrompues à une étudiante fort sympathique qui m'écouta sans jamais se
plaindre décrire en long, en large et en travers ma passion pour Beethoven. (Ceci dit, peut-être que ça l’intéressait
réellement). Je me suis suicidée du haut d'un trottoir, et du coup, ça va mieux, j'ai sauvé ma journée.
J'espère quand même vraiment que ma fac sera débloquée très bientôt, ça me permettra d'avoir autre chose à raconter sur mon blog que mes journées de merde.
27 mars 2009
Mad sex party

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"J'ai envie de loger une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui ne font que baiser pour sauver leur espèce"
(réplique légèrement modifiée dans le sens de mon (notre) point de vue)
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Je parlais récemment avec une connaissance des raisons qui peuvent amener à commettre un meurtre, je pense que nous sommes tous des meurtriers potentiels, si la situation s'y prête, poussés par la haine ou la peur. Quand mon interlocutrice m'a demandée pourquoi au juste je ne tuerai selon moi jamais personne de sang froid, passé l'étonnement dû à l'étrangeté de la question, et résistant bravement à la tentation de sortir une assertion du genre "parce que ça ne se fait pas!", j'ai réalisé que c'était pour la simple raison que je ne fais jamais ce que je ne veux pas qu'on me fasse. Car après tout, la
seule chose qui nous retient vraiment de commettre un meurtre sans raison envers
un parfait inconnu, un meurtre gratuit, c'est simplement l'égoïsme et
l'amour de soi.
Donc oui, je ne tue personne par égoïsme pur, et pas par altruisme. Ôter une vie me donnerait l'impression (sans doute exagérée, certes) de donner le droit à quelqu'un de me tuer également. De plus, avoir une mort sur la conscience me gênerait forcément, et me gâcherait la vie.
Mais après tout, même si c'est pour des raisons douteuses, l'important n'est-il pas de respecter la vie d'autrui? (sauf exceptions)
18 mars 2009
Panégyrique

Elle me regarde de ses yeux d’émeraude, d’une pureté et d’une
douceur infinie, qui reflètent l’immensité de l’univers, toutes les planètes
inconnues et les mondes imaginaires qui hantent mes plus beaux rêves. Et je
sens monter en moi cet amour inexprimable et si intense que je pourrais
rester avec elle pour toujours, me noyer dans ces si jolis gouffres verts et dorés où je
me plonge toute entière avec délice, explorant l’inexplorable et laissant cet
amour m’envahir jusqu’à ce que je me fonde sans résister dans ses yeux en
amande, qui renvoient à mon plus grand bonheur mes propres sentiments. Nous ne
faisons plus qu’une seule et même personne, je connais par cœur chaque fibre de
son être et comprends tout ce qu’elle pense, tout ce qu’elle fait, et même si
elle ne me dit rien je sais qu’elle me comprend aussi. J’aime le contact de son doux
visage contre le mien, l’embrasser, sentir son odeur et la regarder dormir.
On
ne peut pas rester séparées plus de quelques heures, ou le manque devient
insoutenable : c’est une torture de ne pas la voir, savoir comment elle va,
l’entendre…
Il y a des hauts et des bas, bien sûr, mais l’amour prend le dessus, masquant
les côtés moins supportables de son caractère. Elle s’apprête à ouvrir la
bouche, et je comprends grâce son regard qu’elle va me demander quelque
chose d’important.
Elle miaule. C'est l'heure de lui donner ses croquettes.
22 février 2009
Safari panda!

Jeudi, j'ai été, avec une amie, faire un tour du côté de mon ancien lycée.
C'est tellement lointain tout ça, et si la plupart des gens se souviennent de leurs années de lycée comme d'une bonne période, ce n'est pas forcément mon cas. Socialement, ce fut un échec. De ce lycée je me souviens surtout d'un crachat que j'avais reçu dans les cheveux, des "sataaaaaan" criés à mon passage quand j'avais l'outrecuidance de marcher dans les couloirs, d'un prof pervers qui aimait me coller et m'appelait "mon petit lapin", des récrés passées seule au CDI, et des cours séchés.
Ceci dit, c'était l'année où j'avais pris une grande décision, qui devait déterminer ma vie pour les prochaines années : celle de me détacher de toute influence, forcément néfaste à notre connaissance de nous-mêmes, pour découvrir qui j'étais. Avant d'élargir mon horizon, il me paraissait évident de régler ce problème majeur avant. Ne pas brûler les étapes, reprendre depuis le début, et ne rien manquer. Quand on ne communique pas avec les autres, on reste deux entités distinctes et sans rapport, même si on fait partie du même cercle restreint. Et on peut regarder en soi-même, sans que ce "soi-même" ne soit brouillé et désorienté par les jugements extérieurs. A l'époque, je pensais que les autres étaient une entrave à notre développement, car pour savoir qui on est, on n'a besoin que de soi-même, et j'avais trop longtemps tenté de calquer sans succès mon comportement sur celui des autres pour avoir encore envie de m'intégrer.
Je m'étais donc isolée, et j'en avais gagné une certaine connaissance de moi-même, mais aussi des autres car j'en étais venue à faire partie du décor, je pouvais donc les observer tout à loisir. Ce fut très instructif, et parfois navrant, je dois bien avouer. Quand je parlais, on me décrétait "bizarre", et idem quand je ne parlais pas. Je tirais une certaine satisfaction masochiste de savoir qu'on me jugeait sur rien alors que j'étais la seule à savoir ce qui se passait dans ma tète.
J'ai eu la joie, en passant devant ce lycée avec mon amie, d'apercevoir une vieille connaissance, tout de même difficile à reconnaître (merci photoshop!). C'était très drôle, et à refaire, sans aucun doute :)
02 février 2009
La grève...
Après au total plus de 30 minutes à gratter ma voiture, les portières gelées et les blocs de glace qui pendent aux rétros, je me suis aperçue, en arrivant à ma fac, les doigts et la cervelle congelés, les membres durcis et douloureux à cause du chauffage de ma voiture qui ne s'est pas déclenché, les oreilles violettes et insensibles et le nez qui coule, que nous étions seulement 9 élèves à attendre, mais la prof est quand même arrivée... Pour nous dire qu'elle ne nous ferait pas cours, pour cause d'arrêt des enseignements décidé collectivement par les enseignants-chercheurs. Une grève "totale, reconductible et illimitée". Je m'y attendais, ça fait un moment qu'il y a des AG et que les enseignants pratiquent la rétention des notes. Et je dois bien avouer que ça tombe bien : il s'est mis à neiger, et quand il neige, je suis bloquée chez moi, donc s'il n'y a pas cours, je ne manquerai rien (comment ça, Je ne vois que mon intérêt personnel? ;))
J'en ai profité pour récupérer des contrôles du premier semestre (7,5 en grammaire, ce qui n'est pas si nul si on prend en compte que je n'avais pas eu le temps d'apprendre, et 13 et 14 en littérature française, ce qui m'a déçue jusqu'à ce que je sache les notes des autres)
Après moult explications de la part des enseignants, je ne peux que blâmer moi aussi ces réformes (aussi bien ce qui concerne la formation des enseignants que le statut des enseignants-chercheurs, d'ailleurs). Je vois la même situation que l'année dernière qui se répète, sauf que cette fois, les profs sont les premiers à se révolter. Du coup, je me demande qui cèdera en premier, et surtout au bout de combien de temps, parce qu'il faut montrer son désaccord, j'en conviens, mais la question principale que je me pose est : mais qu'est-ce que je vais faire de mes journées? ...
31 janvier 2009
Mémoire sélective?

Force est de constater qu'on a tendance à retenir plus facilement ce qui nous est totalement inutile.
Par exemple, cette semaine, j'ai grillé un feu rouge (c'est traumatisant, comme expérience, surtout quand c'est dû à la fatigue, que c'est la première fois que ça nous arrive, qu'on voit ce foutu feu quelques secondes avant de passer et que notre pied reste obstinément enfoncé sur l'accélérateur, et le comble, quand on s'aperçoit qu'il y a une voiture de flics derrière...), je me souviens aussi d'avoir mangé des sandwiches pâté-fromage-ketchup-mayo-cornichons, et un gâteau fourré au chocolat sans chocolat (ça aussi, c'était traumatisant, à chaque bouchée, je me disais "je vais tomber sur le chocolat!", ce qui m'a maintenue dans un suspense effroyable pendant la dégustation, jusqu'à ce que je réalise que j'avais été ignoblement arnaquée!) je me souviens d'avoir déclenché un fou rire en parlant de doigt qui pend, d'avoir mangé une gaufre, etc. En revanche, il ne reste du cours de bio qu'une vague impression nauséeuse au souvenir des fœtus bien dégoûtants dans une vidéo (et les profs sont persuadés qu'on aime ça je parie, c'est franchement immonde!), et quand je pense au cours de littérature comparée, je me rappelle surtout d'un panda dessiné sur la table. En fait, je me souviens de tous les évènements marquants, et de ceux qui m'ont intéressée, le reste est déjà passé à la trappe.
Mais j'ai quand même appris des choses utiles, j'admets. (D'ailleurs, je prône l'utilité du double cursus!)
"Les chromosomes déterminent la couleur de nos yeux, la forme de notre nez, et le nombre de bras et de jambes qu'on va avoir."
"A cause d'anomalies génétiques, un bébé peut naître sans bras et jambes. Et on peut mettre au monde juste des bras et des jambes." (Non, ne visualisez pas la scène^^)
"Avoir les pupilles dilatées donne l'air sympathique, donc avant un entretien clinique, il faut fumer un joint."
C'est là qu'on réalise que les profs sont humains, finalement, et qu'il leur arrive d'avoir des petits moments de fatigue, parfois...
